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Capharnaüm - Poème théâtral

Création 2022

Création numérique - Théâtre, Danse, Musique
Conception : Valérian Guillaume & Livia Vincenti
Dramaturgie et écriture en direct : Valérian Guillaume
Écriture et travail chrorégraphique, scénographie et dessin en direct : Livia Vincenti
Composition et conception du dispositif sonore : Victor Pavel


Performance : Juliet Doucet, Giulia Dussollier et Jean Hostache
Avec le regard extérieur d'Arthur Daniel

Durée : environ 50 minutes

Spectacle tous publics à partir de 12 ans

L'écriture de ce spectacle a été conçue à La Chartreuse - Centre national des écritures du spectacle de Villeneuve-Lès-Avignon et au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique dans le cadre du dispositif SACRe (Sciences Arts Création Recherche). Le spectacle a connu une étape de recherche à Bonlieu - Scène Nationale d'Annecy en janvier 2020.


Présentation de la maquette les 13 et 14 octobre au Théâtre 13 à Paris à l'occasion du festival Fragments.

 
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Capharnaüm - Fanchon Bilbille photographie
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Capharnaüm - poème théâtral

Capharnaüm est un poème théâtral qui tente de mettre en mots la perte de l'être cher.
Capharnaüm est une vanité, un memento mori.
Capharnaüm est une lettre d'adieu non-écrite.
Capharnaüm est une célébration de la vie, une fête pour ceux qui restent.

Le projet initial de Capharnaüm - poème théâtral est d’écrire à même la scène la lettre d’adieu non-écrite par l’ami.e disparu.e, par l’absent.e, par l’être qui manque à nos vies. Plongé.e.s dans les souvenirs, les images, les voix et les mots qui auraient faits sa vie, l’équipe performera à même la matière, à même le temps, les stades de ce deuil.

D’après le célèbre modèle Kübler-Ross (du nom de la psychiatre helvético-américaine qui en fit l’observation en 1969), un être humain à qui l’on ferait le diagnostic d’une maladie terminale serait impliqué dans un cycle de cinq phases du deuil : Le déni (« Ça ne peut pas m’arriver, ce n’est pas possible »), la colère (« Pourquoi moi ? »), Le marchandage (« Il faut que je vive parce que...»), la dépression (« Tout cela ne sert à rien ») et l’acceptation (« Je suis prêt.e »). Selon Elisabeth Kübler-Ross ce modèle peut être appliqué à toute perte catastrophique : travail, relations, etc. Après avoir accumulé une masse critique sur le sujet, et après recueilli divers témoignages de deuils, l’équipe souhaite aujourd’hui mettre en corps, en texte, en son et en espace un poème théâtral qui s’inscrirait tour à tour dans chacune de ces cinq étapes. À mi-chemin donc entre la Vanité et le Memento Mori, l’équipe tentera symboliquement de héler l’au-delà. Inspiré par les mythologies fondatrices, l’on peut voir dans le rôle des interprètes, des Valkyries à Charon, la figure du psychopompe qui guidera l’âme perdue vers son salut.

Conscient qu’au théâtre nous jouons toujours avec les absents et l’invisible, celui.celle qui manque aura dans cette pièce le rôle principal. Ce spectacle prendra la forme d’un ultime adieu à cet.te ami.e disparu.e. Loin de l’autofiction théâtrale, le deuil, le manque, la perte - souffrances universelles et partagées - seront ici les moteurs de célébration de la vie et du poème. La scène deviendra la plaque mouvante d’une épitaphe en train de s’écrire devant des témoins qui ont de loin ou de près vécu l’expérience du deuil : les spectateur.rice.s.