Désirades_-_Bonlieu_2020_@_Fanchon_Bil

Capharnaüm - Poème théâtral

Création 2020

Écriture en direct, mise en scène et ventriloquie :

Valérian GUILLAUME


Scénographie, chorégraphie et collaboration artistique :

Livia VINCENTI


Interprétation :

Juliet DOUCET, Giulia DUSSOLLIER et Jean HOSTACHE


Composition et conception du dispositif sonore :

Victor PAVEL


Création Lumière : 

Didier BEAUVARLET


Regard Extérieur : 

Arthur DANIEL

Durée : environ 50 minutes

Spectacle tous publics à partir de 12 ans

 
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Capharnaüm - Fanchon Bilbille photographie
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Capharnaüm - poème théâtral

Le projet initial de Capharnaüm - poème théâtral est d’écrire à même la scène la lettre d’adieu non-écrite par l’ami.e disparu.e, par l’absent.e, par l’être qui manque à nos vies. Plongé.e.s dans les souvenirs, les images, les voix et les mots qui auraient faits sa vie, l’équipe performera à même la matière, à même le temps, les stades de ce deuil.

D’après le célèbre modèle Kübler-Ross (du nom de la psychiatre helvético-américaine qui en fit l’observation en 1969), un être humain à qui l’on ferait le diagnostic d’une maladie terminale serait impliqué dans un cycle de cinq phases du deuil : Le déni (« Ça ne peut pas m’arriver, ce n’est pas possible »), la colère (« Pourquoi moi ? »), Le marchandage (« Il faut que je vive parce que...»), la dépression (« Tout cela ne sert à rien ») et l’acceptation (« Je suis prêt.e »). Selon Elisabeth Kübler-Ross ce modèle peut être appliqué à toute perte catastrophique : travail, relations, etc. Après avoir accumulé une masse critique sur le sujet, et après recueilli divers témoignages de deuils, l’équipe souhaite aujourd’hui mettre en corps, en texte, en son et en espace un poème théâtral qui s’inscrirait tour à tour dans chacune de ces cinq étapes. À mi-chemin donc entre la Vanité et le Memento Mori, l’équipe tentera symboliquement de héler l’au-delà. Inspiré par les mythologies fondatrices, l’on peut voir dans le rôle des interprètes, des Valkyries à Charon, la figure du psychopompe qui guidera l’âme perdue vers son salut.

Conscient qu’au théâtre nous jouons toujours avec les absents et l’invisible, celui.celle qui manque aura dans cette pièce le rôle principal. Ce spectacle prendra la forme d’un ultime adieu à cet.te ami.e disparu.e. Loin de l’autofiction théâtrale, le deuil, le manque, la perte - souffrances universelles et partagées - seront ici les moteurs de célébration de la vie et du poème. La scène deviendra la plaque mouvante d’une épitaphe en train de s’écrire devant des témoins qui ont de loin ou de près vécu l’expérience du deuil : les spectateur.rice.s.

 

©2020 par Compagnie Désirades.

Crédit photographies - Fanchon Bilbille